Le purificateur
Posté le 17.06.2008 par blackangel822002
Anéanti par le chagrin, un jeune homme erre de rue en rue, les yeux noyés sous les larmes, son coeur enveloppé dans un écrin de douleur. Il a perdu le seul être au monde qui comptait encore pour lui, sa femme qu'il venait d'épouser la semaine passée a quitté le monde des vivants la nuit précédente, fauchée par une rupture d'anévrisme alors qu'elle n'avait pas encore 25 ans.
Désespéré qu'il était en la voyant ne pas se réveiller au matin en ne sentant plus son pouls ni le moindre souffle d'air s'échapper de sa bouche, il a appelé les secours qui ont emporté le corps après l'avoir enveloppé dans un sac. Il suivit les secours et monta dans leur véhicule, refusant de rester chez lui, là où elle était morte dans la sécurité de leur chambre. Il passa la journée assis sur une chaise dans le couloir de l'hôpital, le regard plein de détresse mais nul personne ne vint le voir pour lui dire quelques mots réconfortants. Lorsque la nuit tomba, il se fit chasser de l'hôpital et se retrouva devant les portes closes, sans aucun moyen de locomotion, les poches vides et commença son errance.
C'est ainsi qu'il se retrouve, après quelques heures à avancer sans but, devant les portes ouvertes d'une église où il pénètre, se faisant envelopper par l'odeur d'encens, de cire fondue et par la froideur des lieux. Il avance vers le fond de l'église, là où trône l'autel sur lequel brûle constamment deux énormes cierges, puis lève les yeux vers le christ sur la croix fixé au mur. Il se met à parler à l'effigie du christ crucifié :
« Comme toi, j'ai été abandonné par Dieu, et je me retrouve seul dans le chagrin et la douleur. Il a emporté la personne pour laquelle je vouais un amour sans limites. Je me sens trahi par lui comme tu fus trahi par Judas. Je me sens crucifié sur la croix comme tu l'es et ressent une douleur au coeur comme si l'on me plantait en plein coeur une lance comme celle qui t'a achevé. »
Après avoir prononcé ses paroles, il s'approche de l'autel, s'empare de l'un des grands cierges puis boute le feu à toutes les draperies et les tapisseries qui recouvrent ci et là les murs et les colonnes de l'église. Tandis que le feu se répand dans l'église, il rejoint l'orgue installé sur le côté et s'y asseoit avant de se mettre à jouer la marche funèbre. Le prêtre de cette paroisse, qui était plongé en pleine lecture de l'ancien testament, entend la musique provenant de l'orgue et se lève pour aller voir qui c'est permis de jouer de cet instrument dont l'usage est réservé aux messes et autres cérémonies. En ouvrant la porte de son bureau, il se trouve face à un tel brasier qu'il croit être devant la bouche de l'enfer. Il se cache la bouche et le nez avec sa manche puis se précipite vers l'homme assis à l'orgue pour le faire sortir avant qu'il ne soit brûlé vif dans ce brasier. Le jeune homme repousse le prêtre avec une telle violence qu'il le fait tomber dans les flammes qui étaient en train de dévorer l'autel, le condamnant à une mort douloureuse car la tête du prêtre a heurté avec force le sol de pierre le laissant inanimé.
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Posté le 29.06.2008 par blackangel822002
Le jeune homme se rassoit à l'orgue et se remet à jouer la même mélodie, toujours aussi triste, alors que les flammes ont atteint une température telle qu'elles font exploser les vitraux. Alors qu'il paraît perdu, les flammes l'ayant entièrement encerclé et commençant à lêcher l'orgue, il sent une présence qui lui est familière à ses côtés. Il tourne la tête et, les yeux remplis de larmes, aperçoit la silhouette de sa femme décédée la nuit précédente qui brille d'une aura blanche. Il tend les mains pour la toucher, et ne sent que le vide et la chaleur du brasier dévorant l'église. Son esprit endormi par la fumée, il ne comprend pas pourquoi il n'a pû ainsi la toucher ni pour quelle raison elle était environné d'une aura blanche.
Pourtant elle lui parle et lui sourit, le fixant de ses yeux qui l'ont toujours fait craqué. Elle l'implore de quitter cette église avant qu'il ne périsse car son heure n'est pas encore venue de la rejoindre de l'autre côté de la lumière. Il refuse de quitter l'église car il n'a plus aucune raison de continuer à vivre sans elle. Il se lève et se tourne vers le lieu où le corps du prêtre gisait inanimé avant d'être rongé par les flammes et ne voit plus qu'une forme sombre à travers les flammes.
Il se tourne vers l'effigie du christ crucifié qui trônait derrière l'autel et aperçoit des larmes de sang sur ses joues et n'a pourtant pas brûlé malgré le fait qu'elle soit toute de bois faite. Quel est ce mystère ? Pourquoi l'effigie n'a-t-elle pas brûlée et pourquoi pleure-t-elle des larmes de sang ? Horrifié par le doute qui s'est infiltré dans son esprit comme quoi Dieu pourrait bien exister ainsi que le paradis et l'enfer et que ses actes le condamnerait à l'enfer loin de sa bien-aimée qui elle doit être au paradis, il s'effondre à genou, les yeux braqués sur l'effigie du christ, la silhouette de sa femme brillant de son aura derrière lui et il se perd en excuses, demandant pardon pour ses pêchés, pour le meurtre du prêtre et la destruction par les flammes de ce lieu de culte.
La silhouette de sa femme devient floue et disparaît laissant sa place à une silhouette, toute de noire vêtue dont seuls deux yeux brillants sont visibles dans l'ombre de la capuche qui recouvre sa tête. Le jeune homme rampe, effrayé par cette apparition, et tente de s'en éloigner le plus possible. Les flammes lèchent maintenant ses mains et embrasent ses habits, un cri de terreur jaillissant de sa gorge lorsqu'il se rend compte qu'il va brûler vif. La silhouette sombre s'approche de lui, le saisit par les épaules et le soulève, le sortant des flammes dans lesquelles il venait de pénétrer. Elle éteind ensuite celles qui rongeaient ses habits puis la silhouette disparaît de l'église en emportant avec lui l'homme.
Ils apparaissent au bord d'une rivière qui s'écoule joyeusement sous la lumière des étoiles et de la lune qui brillent haut dans le ciel. La silhouette encapuchonnée plonge le jeune homme dans l'eau fraîche de la rivière pour apaiser la douleur de ses membres brûlés. L'homme ressort de l'eau et toutes les marques de brûlures qui recouvraient ses bras et ses mains ont disparu, comme par miracle. L'homme n'en revient pas et regarde d'un air interrogateur la silhouette encapuchonné. Celle-ci se rapproche de lui, porte les mains à sa capuche et la fait glisser puis retire complètement sa bure noire.
Posté le 10.07.2008 par blackangel822002
Le jeune homme découvre alors un être baigné par la lumière du soleil, tout de blanc vêtu et muni de grandes ailes, et de son visage illuminé s'échappe un sentiment de paix profonde.
- Dieu m'a chargé de veiller sur toi car il a d'autres projets pour ton avenir. Il m'a d'ailleurs demandé de te faire part d'une mission qu'il veut te confier.
Le jeune homme le regarde, abasourdi par ce qu'il vient d'entendre. Dieu voudrait lui confier une mission et il a un ange gardien pour veiller sur lui. Il se sent quelque peu troublé et sa curiosité le pousse à savoir quel est donc la mission que Dieu voudrait lui confier.
- Quel est donc cette mission ? Qu'adviendra-t-il de moi si je la refuse ? J'ai tué un prêtre, je ne vois pas pourquoi Dieu s'intéresse-t-il tant à moi et pourquoi vous ne m'avez pas laisser périr dans les flammes car c'est le sort que je méritais pour mon crime.
L'ange sourit aux questions du jeune homme puis, le regard plein de bonté, le prend par le bras et ils se mettent à marché le long de la rivière.
- Je ne peux te révéler ta mission tant que tu ne l'as pas accepté mais sache que même si tu venais à refuser, tu n'en serais pas puni. Et l'heure était venue pour le prêtre de quitter ce monde, tu n'as été que la main de Dieu qui est venu le chercher.
Le jeune homme avance aux côtés de l'ange, se remémorant les évenements qui ont eu lieu il y a si peu de temps mais qui lui paraisse si lointain, jusqu'à la mort de sa femme qui lui paraît remonter à une éternité. Il se sent obligé d'accepter la mission que Dieu a à lui confier pour se racheter de ses pêchés. Il lève les yeux au ciel, y regardant les étoiles briller.
- J'accepte cette mission quelqu'elle soit. Je n'ai plus d'autres raisons pour continuer à vivre alors à quoi bon errer seul sans l'amour de ma vie. Que dois-je faire, dites moi ?
Il fixe l'ange dans les yeux, se préparant mentalement autant qu'il le peut à recevoir les instructions de la mission qu'il lui faudra accomplir. L'ange le regarde attentivement. Le jeune homme ressent tout à coup une douleur insupportable dans sa tête, et se penche en avant, les yeux fermés, les mains posées sur ses tempes puis la douleur disparaît aussi soudainement qu'elle est apparue. Il ouvre les yeux et se redresse et découvre qu'en regardant l'ange, il voit une lumière blanche émaner de lui.
- Ta mission sera de purifier les rangs de ceux qui se prétendent les serviteurs de Dieu mais qui ont commis des actes impardonnables. Tu pourras les reconnaître car lorsque tu poseras ton regard sur eux, tu verras en eux une noirceur sans fin alors que ceux qui ont encore l'âme pure brilleront d'une lumière intérieure comme tu peux le voir en me regardant.
Le jeune homme se perd dans la contemplation de cette lumière blanche qui provient de l'intérieur de l'ange se demandant comment était l'âme du prêtre qu'il a tué ainsi que la sienne. Il se demande si ce ne serait pas une punition plutôt qu'une mission car quel homme sain d'esprit pourrait supporter de tuer des personnes de sang froid. Il ferme les yeux ne pouvant supporter plus longtemps la lumière blanche qui provient de l'ange.
- Comment pourrais-je parvenir à accomplir cette mission ? Elle condamnerait mon âme à la damnation éternelle et me rendrais complètement fou. Je ne pourrais pas le supporter. J'étais pris par la tristesse qui remplissait mon coeur et mon âme quand j'ai bouté le feu à l'église mais je ne pourrais le recommencer de sang froid.
L'ange le regarde avec compassion puis lève les yeux au ciel, contemplant la multitude d'étoiles qui l'habitent. Le jeune homme se morfond à l'idée de devoir tuer d'autres personnes et de voir l'âme des personnes si elles sont bonnes ou mauvaises. L'ange, les yeux toujours perdus dans les étoiles, lui répond avec douceur.
- Ne crains pas de tuer ceux dont leur âme est noire car ceci est un geste noble et qui apportera la délivrance à toutes les personnes qui ont souffert où souffrent encore par la faute de ceux que tu dois châtier. Ton âme ne sera pas damnée mais se verra ouvrir les portes du paradis pour y retrouver ta bien aimée lorsque ta mission aura été accompli.
A ces dernières paroles prononcées par l'ange, le jeune homme retrouve le sourire, pensant à sa bien-aimée qu'il pourra rejoindre au paradis, ainsi qu'à l'idée d'apaiser les souffrances de toutes les victimes de ses êtres aux âmes noires. C'est rempli d'une force nouvelle que le jeune homme lève les yeux aux ciels et contemple la lumière des étoiles. L'ange, ayant accompli sa mission pour le moment, s'envole vers les étoiles laissant le jeune homme seul, lâchant quelques mots à celui-ci alors qu'il s'élève dans l'immensité du ciel nocturne.
- Je veillerais sur toi de là-haut comme je l'ai toujours fait depuis ta naissance. Si tu as besoin de mes conseils, appelle moi et j'apparaitrais. Mon nom est Justice.
Posté le 11.07.2008 par blackangel822002
Dans une chapelle, un prêtre change les cierges qui se sont entièrement consumés et en allume de nouveau, tournant le dos à l’entrée où une silhouette se découpe, son ombre projetée sur le sol de pierre par la faible lumière provenant de l’extérieur. Le prêtre, qui ne s’est pas rendu compte qu’il a de la visite, se laisse aller à ses pensées, qui feraient fuir tous les croyants qui assistent à ses sermons, un sourire carnassier sur les lèvres. La silhouette s’enfonce silencieusement au cœur de la chapelle, se rapprochant du prêtre, le fixant avec dégoût et haine. Le prêtre, ayant fini de changer ses cierges, se tourne et découvre cette personne qu’il n’avait pas entendu entrer.
- Entrez mon fils, vous êtes en la maison du Seigneur. Que puis-je faire pour vous ?
La silhouette fait un signe de négation de la tête en s’approchant plus encore du prêtre. Ce dernier, qui commence à prendre peur en découvrant le regard haineux de la silhouette, recule sans pouvoir détacher son regard de cet étranger qui s’avance sur lui avec détermination. A force de reculer, il se cogne contre l’autel et fait tomber les cierges sur la nappe qui en recouvre le marbre froid. Les flammes des cierges boutent le feu à la nappe avant que les flammes ne s’attaquent aux habits du prêtre. L’étranger l’a maintenant rejoint et se tient droit devant lui.
- Te voici devant la main purificatrice de Dieu. Tu vas être puni pour tous les crimes que tu as commis. Tu as sali ce lieu de culte en violant tous ces jeunes enfants. Tu vas connaître le tourment éternel dans les flammes de l’enfer. Mais avant, ressens la douleur que tu as infligé à ses âmes innocentes.
L’homme attrape le prêtre par la tête, posant ses mains sur les tempes dégarnies de celui qu’il vient châtier sans prêter attention aux flammes qui lèchent la peau de l’homme d’église. Il fait revivre au prêtre toute la douleur que les enfants ont ressentit lorsqu’il les a violé, puis de ses doigts lui enfonce les yeux dans les orbites. Le prêtre, maintenant aveugle et rongé par la douleur rassemblée de toutes les souffrances qu’il a infligé aux enfants, se débat pour faire lâcher prise au purificateur et éteindre les flammes qui ont consumé ses vêtements et qui brûlent maintenant sa peau. L’homme le lâche et le regarde avec dégoût se rouler par terre pour éteindre le feu qui le ronge, du sang s’écoulant avec force de ses orbites. L’homme fait un signe de croix avec sa main gauche puis prononce quelques mots.
- Que ton âme soit tourmenté durant l’éternité et ne trouve jamais le repos dans les flammes de l’enfer. Tel est ta destinée.
L’homme attrape le prêtre et l’enferme dans le confessionnal puis prend un cierge allumé et y met le feu, condamnant le violeur d’enfants à brûler vif dans ce lieu où se confessait les gens. Mais le prêtre lui ne pourra recevoir l’absolution pour ses pêchés en ce lieu. Le purificateur tourne le dos à ce spectacle et quitte la chapelle, laissant résonner les hurlements de douleurs du prêtre entre les murs froids de pierre, puis disparaît au cœur de la nuit.
Posté le 31.07.2008 par blackangel822002
Sous un soleil de plomb, un homme avance en titubant au milieu d’une rue anormalement déserte en plein milieu de l’après-midi. Cet homme ne cesse de regarder derrière lui vers l’église qui domine le bout de la rue, la peur se lisant dans ses yeux. Mais de quoi a-t-il donc peur ? Une silhouette à l’entrée de l’église fait son apparition, son ombre s’étendant derrière lui sur le sol de pierre. L’homme qui fuit effrayé n’est autre que le prêtre de cette église mais quelle créature peut donc le faire fuir ainsi ce lieu de culte où il prêche la bonne parole ?
La silhouette se détache de l’entrée de l’église et avance maintenant dans la rue, marchant d’un pas sûr, le regard fixé sur le prêtre titubant. C’est lui, le purificateur, qui accomplit la tâche que Dieu lui a confié, et le prêtre est un des renégats qu’il doit punir pour ses pêchés. Le prêtre a volé l’argent des bonnes œuvres qui était destiné aux pauvres de sa paroisse, s’enrichissant sur le dos des nécessiteux, son âme aussi noire que la nuit n’a pas échappé au regard pénétrant du purificateur. Celui-ci tient dans sa main quelque chose de pointu qui brille sous les rayons du soleil, un grand crucifix muni d’une lame bien affûtée.
Le prêtre continue de fuir, regardant toujours par-dessus son épaule si le purificateur le rattrape, et arrive à un croisement, une voiture l’évitant de justesse. Il tourne à gauche dans la rue d’où venait la voiture, marchant au milieu de la route, les quelques voitures qui passent le klaxonnant en faisant des écarts pour l’éviter. Ne voyant plus le purificateur derrière lui après quelques minutes, il se croit sauvé et s’abrite dans une ruelle, essuyant son visage trempé de sueur avec un mouchoir qu’il a sorti de sa poche.
Alors que son mouchoir lui masque les yeux lorsqu’il s’essuie, le purificateur apparaît devant lui, la lame de sa dague en forme de crucifix pointée vers le sol, et il fixe sur lui un regard chargé de mépris. Le prêtre, horrifié par sa vue lorsqu’il a fini de s’essuyer le visage, laisse tombé son mouchoir par terre en poussant un cri de terreur. Il sent son cœur s’emballer, un infarctus pointant le bout de son nez, et il tombe à terre sa main posée sur sa poitrine, ses yeux devenant hagards.
Le purificateur se penche vers lui, posant sa main sur la bouche du prêtre pour l’empêcher de pousser tout cri puis plante sa dague dans son bas ventre avant de remonter jusqu’à sa cage thoracique. Il pose sa dague par terre puis glisse sa main dans la plaie béante, se saisit du cœur du prêtre et le serre fortement jusqu’à ce que plus aucun battement ne se fasse sentir. Il retire ensuite sa main pleine de sang, et se l’essuie avec le mouchoir du prêtre, avant de recouvrir le visage de celui qu’il vient de punir.
Il ramasse sa dague puis s’éloigne de la ruelle et regagne l’église. Une fois dans l’église, il se dirige dans les bureaux du prêtre. Il y trouve un coffre fort qu’il ouvre à l’aide de la clé qui était dans l’un des tiroirs du bureau. Il s’empare de tout l’argent que le coffre contenait et le met dans un sac. Il quitte le bureau puis revient quelques instants plus tard, un cierge allumé dans la main et il boute le feu au bureau avant de le quitter emportant avec lui le sac rempli d’argent. Il met ensuite le feu au reste de l’église et la quitte laissant les flammes la purifier. Il se dirige vers les quartiers pauvres de la ville, où mendient de nombreuses personnes assises à même le sol et leur distribue l’argent qui leur revenait de droit. Il quitte ensuite la ville vers la prochaine destination où il poursuivra sa mission.