Histoires
Posté le 17.07.2008 par blackangel822002
L'homme rompit enfin le silence qui devenait trop pesant pour moi, la curiosité ayant laissé place à l'angoisse. Les deux jeunes femmes étaient toujours nues et immobiles sur le lit, le sang s'échappant des trous dans leurs cous ayant taché les draps. Il ne m'était pas venu à l'idée au début qu'elles puissent être mortes. L'homme me promit la fortune et le succès auprès des femmes si je le rejoignais. Allêché par cette proposition, je buvais ses paroles qui me paraissaient aussi douces et enivrantes que le vin que servait le tavernier. J'étais complètement envouté par ses paroles, je me levai de ma chaise comme un pantin pour m'approcher du lit où reposait les corps inanimés des deux jeunes catins.
Je glissai mes mains sur le corps de l'une d'elle et sentit comme sa peau était froide. Je me rendis seulement compte que sa poitrine ne bougeait plus du tout, signe qu'elle ne respirait plus et que son coeur ne battait plus. Elle était morte avant que je ne pénètre dans cette chambre et je ne m'en rendais compte seulement après l'avoir touché. Quel idiot je faisais de mettre ainsi jeté dans les mains d'un tueur, au plein milieu d'une de ses tueries. Il me demandait de me débarasser des corps des deux jeunes catins, ce que je ne pouvais lui refuser sans que je ne sache pour quelle raison.
Je revêtit les cadavres de leurs tenues de catins, provocantes à souhait, puis les asseoit sur le lit, l'une contre l'autre pour qu'elles tiennent dans cette position. Je pris la bougie allumée qui était posée sur une table au milieu de la pièce et mis le feu aux draps puis au tapis qui recouvrait le sol et y laissa la bougie. Ensuite je sortis de la pièce en courant, criant au feu et m'excusant auprès de l'homme qui me suivait le regard haineux d'avoir fait irruption dans la pièce et d'avoir fait tombé la bougie sur le tapis. Je descendis les escaliers à reculon, terrorisé par l'homme qui avançait sur moi d'un pas décidé, ses yeux me lançant des éclairs. Le tavernier regardait bouche-bée la scène, alors que je sortai de la taverne lui promettant d'aller chercher de l'aide pour éteindre le feu qui se propageait dans la chambre, l'homme me suivant toujours. Une fois la porte franchie, je m'arrêtai, laissant l'homme me rejoindre, le sourire aux lèvres, mais courroucé par la manière dont je m'étais débarassé des corps, le fait que je les brûle le gênant.
Il m'entraîna dans les ruelles sombres des bas-fonds de la ville où trainaient les coupes-jarrets, les catins dont personne ne voulait et les mendiants. Il me demanda de désigner celui ou celle qui me faisait le plus pitié. Je lui montrai un cul-de-jatte dans une caisse à savon qui tenait une tasse en fer contenant quelques piécettes car je ne voyais pas comment un homme si réduit que cela pouvait réussir à vivre en ce bas monde. L'homme s'approcha du mendiant, se pencha pour lui donner quelques pièces mais au lieu de cela il l'attrapa, lui serrant la gorge et le portant à ses lèvres, il mordit dans la chair de son cou et le vida de son sang devant mes yeux. Je ne pus que regarder la scène terrorisé devant la force de l'homme que j'accompagnais. Il reposa le corps sans vie du cul-de-jatte dans sa caisse à savon puis nous reprimes notre chemin, pour nous arrêter devant une grande batisse à l'écart de la ville où il ne semblait y avoir aucune âme qui vive.
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Posté le 17.07.2008 par blackangel822002
Je me rappelle encore la première fois que je l'ai vu, assis entre deux jeunes catins, fort de son charme irrésistible, dans la force de l'âge. Sa peau luisait étrangement sous l'éclairage de la multitude de bougies plantées sur le lustre au coeur de la taverne. Ses yeux paraissaient traverser la peau et la chair pour lire au plus profond de notre être. Il était richement vêtu avec sa chemise à jabot, sa veste de velours noir tout comme son pantalon et il était chaussé de bottes de cuir. Il dépensait sans compter, faisant boire plus que de raison les deux catins tandis que lui n'avait pas touché à son verre de vin. Je ne parvenais pas à détacher mon regard de lui, envieux de ses vêtements, de son argent et de son succès auprès des femmes.
Je le suivis du regard lorsqu'il monta à l'étage, les catins fortement émêchées aux bras, et rejoignit une chambre qu'il avait payé pour la soirée. Il referma la porte et disparut de ma vue, rompant le charme, et je fis aller mon regard de droite à gauche pour voir se que faisait les autres clients de la taverne. Des habitués, pour la plupart; qui jouaient aux dés ou aux cartes, échangeant des piques de vive voix. Pas la moindre personne ne me prêtait attention, à moi le fils du boucher, je me sentais transparent, voire même invisible. Vu que personne ne se préoccupait de moi, je me faufilais à l'étage, marchant lentement sur le plancher pour éviter tout grincement des planches en bois. Je me mis à genou devant la porte de la chambre où étaient entrés l'homme et les deux jeunes catins, collai mon oreille à la porte sans entendre le moindre son.
Je regardai par le trou de la serruer et aperçut les jeunes femmes dévêtues, couchées sur le lit, mais ne vit nulle part l'homme. Alors que je continuais de zieuter par la serrure, la porte s'ouvrit en grand, m'affalant à plat ventre dans la chambre. L'homme referma la porte puis prit place sur un fauteuil près d'une fenêtre. Sans qu'il n'ouvre la bouche, je l'entendis m'inviter à prendre place sur le fauteuil face au sien. En m'approchant, je jetais un regard sur les corps dévêtus sur le lit, n'ayant jamais vu de corps de femme auparavant. Deux petits trous, d'où coulaient quelques goutelettes de sang, mirent mes sens en alerte, m'implorant de faire demi-tour et de fuir cette chambre, ce que je ne fis pas et pris place dans le fauteuil. Je fixais maintenant l'homme qui, la tête posée sur son poing fermé, me regardait en silence. De longues minutes passèrent sans que je n'ose rompre ce silence, l'homme paraissait plonger dans une intense réflexion.
Posté le 10.07.2008 par blackangel822002
Le soleil se lève à l'horizon, chassant petit à petit l'obscurité où règne en maître bon nombre de créatures que la plupart des hommes ne voudrait rencontrer. La lumière orange du soleil levant baigne le corps d'un jeune homme allongé sur le rebord d'un immeuble flirtant avec les nuages. Ce jeune homme a les yeux à demi-ouverts et débordant de larmes, troublant son regard porté vers l'étendue infinie que représente le ciel. Ses pensées sont tournés vers la mort, qu'il désire ardemment, cherchant le courage de se laisser tomber sur le sol goudronné de la rue. Il a abandonné tout espoir en la vie, toutes ses illusions piétinées les unes après les autres par la dure réalité de ce monde en putréfaction.
Il tient dans ses mains une rose rouge ainsi qu'une chaîne après laquelle pend un pendentif représentant un demi-coeur. Quelques goutelettes de sang s'écoulent le long de ses doigts tant il serre fort la tige, des épines lui piquant la paume. Le demi-coeur semble brisé comme l'est le sien, déchiré par le chagrin, la perte de sa plus grande illusion l'amour éternel car il ne peut en être ainsi condamné dès la naissance à mourir comme le sont les hommes et les femmes. L'autre moitié de ce pendentif est maintenant six pieds sous terre, autour du cou de celle qu'il aime mais que la mort lui a arraché. Il espère la retrouver en mettant fin à sa vie qui n'aura été que désillusion jusqu'à son terme.
Une faible lueur apparaît à ses côtés sur le toit, puis il entend un léger murmure qui ressemble fortement à son nom. Il tourne la tête vers l'origine de la lueur et de la voix, pour découvrir debout à ses côtés un être tout de blanc vêtu, le visage plein de douceur et d'amour. Cet être, qui se tient ainsi près de lui, n'est autre qu'un ange, muni de grandes ailes blanches, qui tend les mains vers lui, l'implorant de ne pas faire le mauvais choix. Le jeune homme, complètement abasourdi, secoue la tête en se redressant, ne croyant pas ce qu'il voit. Il lâche la rose ainsi que la chaîne qui rejoignent le sol à quelques centaines de mètres sous eux, la fleur tombant plus lentement telle une plume alors que le bijou chute tel une enclume. L'ange lui sourit en le voyant se relever et quitter le rebord puis le prend par les mains et l'attire au centre du toit, là où tout faux mouvement n'entrainera pas une chute mortelle.
- Que croyais-tu faire en sautant de cette auteur ? Tu espérais rejoindre ta bien-aimée sans qui ton coeur est déchiré ? Cette solution ne t'y aurait jamais conduit. N'as-tu donc jamais appris que le suicide conduit en enfer ?
Se sentant tel un enfant qui se fait réprimander par un professeur, le jeune homme baisse la tête n'osant dire le moindre mot. Il finit enfin par relever la tête et fixe le regard de l'ange, qui semble pouvoir percer son esprit tant il est profond. L'ange sort quelque chose de sa manche et le tend au jeune homme, cela semble être un morceau de parchemin.
- Je ne devrais pas faire ça, Il nous l'interdit mais votre bien-aimée tenait absolument à ce que je vous donne ceci car elle savait que vous voudriez mettre un terme à votre vie. Prenez bien le temps de lire et de vous imprégnez de ce qu'elle vous a écrit sur ce parchemin.
Le jeune homme déroule le parchemin et commence la lecture à voix haute, les larmes coulant le long de ses joues dans un torrent qui semble intarissable.
- Mon tendre amour, sache que la mort n'est pas la fin de toute chose et qu'au-delà, la vie prend un nouveau départ mais nos souvenirs et nos émotions passées restent entiers. Mon amour pour toi a traversé la lumière qui m'a mené vers ma nouvelle demeure et mon âme reste toujours lié à la tienne. Je ressens tes joies. J'éprouve tes peines. Je ne fait qu'un avec toi, même si la mort nous a séparé, nous ne sommes qu'un seul et immortel amour. Oui l'amour est éternel, c'est bien ce que je veux que tu comprennes. Tu dois continuer de vivre au nom de notre amour et ne pas rester reclus dans ton chagrin car ta tristesse est mienne et mes larmes coulent avec les tiennes. Fais moi rire et sourire en étant joyeux et heureux. Le temps n'a pas de prise sur nous en ce lieu où je t'attend et où je t'attendrai jusqu'à ce que ton heure soit venue. Mais avant cela, sache que je t'aime et qu'au nom de notre amour, tu dois vivre et remplir nos deux coeurs et nos âmes de joie. A très bientôt mon éternel amour.
L'ange en entendant le jeune homme lire à haute voix, ce parchemin qui lui avait été adressé par sa bien-aimée, ne put s'empêcher de fondre en larmes devant la beauté de cet amour. Le jeune homme, qui quant à lui n'a pas cessé de pleurer depuis que l'ange lui a transmis cette lettre, serre le parchemin contre son coeur et lève les yeux au ciel, un sentiment de joie gagnant son être tout entier. Sa moitié vient de redonner vie à son plus bel espoir, celui de l'amour éternel, redonnant ainsi un sens à sa vie, la remplir de moment heureux pour rendre heureuse celle qu'il aime. L'ange ressentant la joie qui envahit le coeur du jeune homme lui adresse un grand sourire puis déploie ses ailes et s'envole vers d'autres horizons.
Posté le 10.07.2008 par blackangel822002
La journée s'écoule lentement alors qu'elle est ainsi allongée dans le cercueil qui lui sert de lit, la protégeant des rayons dévastateurs du soleil. De nombreux rêves viennent hanter son esprit, meurtrissant son âme plus profondément encore qu'elle ne l'était, en lui faisant revivre la mort de ses parents devant ses yeux par celui qui lui avait offert la vie éternelle. Elle revit ensuite la fin de sa vie de mortelle où, vêtue d'une longue robe rouge aux épaules dénudées, elle s'était fait vidée de son sang puis, s'était vu offrir le sang de la damnation et de la vie éternelle, buvant goulument au poignet de celui qui était devenu son maître. Elle revoit le feu qui avait ravagé la maison de ses parents, ne laissant pas la moindre trace de son corps tout comme de ceux de ses parents qui avaient brûlé. Elle ressent la terreur qui s'est emparé d'elle la première fois qu'elle fut enfermé dans un cercueil pour y passer la journée, endormie. Alors que le soleil se couche enfin à l'horizon, elle émerge de ses rêves, le visage dégoulinant du sang qu'elle a transpiré dans la difficile épreuve qu'elle affronte chaque jour en refaisant toujours les mêmes rêves. Elle sort de son cercueil puis se dévêtit avant de plonger dans la baignoire qu'elle a rempli d'eau brûlante, donnant à son corps une teinte plus rose, presque humaine. Après s'être lavé du sang qui s'écoulait à grosses gouttes sur sa peau, elle sort du bain puis se sèche avant de revêtir une longue robe noire, aux bords en dentelle violette.
C'est ainsi vêtue qu'elle quitte son repaire, partant en chasse afin d'apaiser sa faim. Elle ne chasse jamais à proximité de son repaire ni du cimetière où elle passe ses nuits, préférant les rues encombrées du centre ville où elle se repait de jeunes hommes qu'elle séduit avant de les entrainer dans une ruelle à l'écart pour les y vider de leur sang. Après son repas, elle gagne le cimetière et s'asseoit sur la même tombe que la nuit précédente, fondant en larmes, ses tristes pensées dirigées vers ses défunts parents et sa vie passée de mortelle. Une ombre se glisse parmi les tombes, s'approchant silencieusement d'elle, puis pose sa main sur l'épaule de la pleureuse.
- Ne crois-tu pas avoir assez pleuré tes parents et ta vie passée au cours de ses 200 dernières années Marie ?
La pleureuse ne tourne pas la tête, regardant toujours la tombe au nom effacé, et retire la main de celui qui vient de lui parler de son épaule.
- Je n'aurais pas assez de l'éternité pour oublier que tu les as arraché à la vie et que tu m'as retiré au monde de la lumière. Maudit sois-tu Déméther.
Il l'attrape par le poignet puis la soulève et l'attire à lui, la serrant dans ses bras, un sourire carnassier sur lèvres puis plante ses canines dans la gorge de Marie qui, se débat de toutes ses forces mais ne peut rien faire face à son créateur. Il se repait de son sang, et elle s'affaiblit au fur et à mesure que son sang est aspiré par Déméther. Il desserre son étreinte et la libère mais elle est tellement affaiblie qu'elle ne tient plus sur ses jambes s'effondrant aux pieds de son créateur.
Posté le 29.06.2008 par blackangel822002
Lorsqu'ils arrivent devant les portes de l'église, un être, aux habits sombres, les rejoint et leur sourit avant de tendre l'oreille pour percevoir la peur qui a gagné les habitants. Il demande aux deux enfants de s'écarter un peu puis en projetant son énergie sur les portes, il les fait exploser en mille morceaux, des éclats se plantant dans les corps des villageois qui étaient collés à l'entrée de l'église. Les deux enfants exités par le sang perlant des plaies des villageois se languissent d'entrer dans l'église pour se repaître de leur sang mais ils attendent l'autorisation de celui qui est leur maître.
Ce dernier s'avance au milieu de cette forêt de corps transpirant la peur et le sang chaud. Il remplit ses narines de ce parfum qui lui est si délicieux et saisit une jeune femme à la gorge la soulève puis la vide de son sang qui coule à torrent dans sa gorge. Il jette le corps sans vie contre l'effigie de la vierge Marie qui orne l'une des cavités de l'église puis se dirige vers un groupe de personnes aux cheveux gris-blanc et se déchaîne avec une telle violence qu'il réduit leurs corps en lambeaux, leur sang ne l'intéressant pas. Les deux enfants attendent toujours à l'entrée de l'église, contemplant avec envie le spectacle qui s'offre à eux. Leur maître s'acharne sur tout les villageois qui s'étaient réfugiés dans l'église les vidant de leur sang ou les déchiquetant en lambeaux puis, une fois son forfait terminé, s'approche des deux enfants et leur annonce qu'ils vont bientôt avoir des frères et soeurs. En attendant que leur nouvelle famille se réveille, leur maître les conduit dans sa crypte et les allonge dans un cercueil en pierre.
Le lendemain soir, lorsque les deux enfants se réveillent et découvrent le couvercle de leur cercueil ouvert. Ils en sortent et quittent la crypte où leur maître les avait conduit avant le lever du soleil. En arrivant à l'extérieur, ils découvrent que tout les villageois qui ont été vidé de leur sang par leur maître ou par eux-mêmes sont debout et errent tels les goules qu'ils sont devenus, se battant les uns contre les autres, affamés qu'ils sont, prêts à s'entredévorer. Leur maître apparaît et toutes les goules s'agenouillent, les yeux fixant le sol, tant la crainte et la vénération qu'il leur inspire est grande. Il regarde ses deux enfants, le regard chaleureux, puis esquisse un sourire dévoilant ses longues canines. Le village leur appartient dorénavant, maudit et abandonnée aux créatures damnées, lieu qui sera la tombe de toutes les âmes errantes qui auront le malheur d'y pénétrer lorsque le soleil se couchera à l'horizon.
Posté le 17.06.2008 par blackangel822002
Minuit sonne au clocher alors que tout le village, ou presque, est endormi. Dans le ciel, très peu d'étoiles sont visibles et la lune est pleine et d'une teinte rousse. Un hurlement lugubre vient troubler le silence de mort qui règne en ces lieux depuis que le soleil a disparu à l'horizon. Quelques instants après l'hurlement qui s'est élevé au dessus du village, un cri de terreur surgit d'une des maisons bordant le cimetière puis tout redevient aussi silencieux qu'auparavant. Une heure interminable s'écoule puis le hurlement lugubre se fait à nouveau entendre, dans une maison au centre du village, suivi quelques instants plus tard autre cri de terreur. Le restant de la nuit file sans qu'aucun cri ou hurlement ne trouble le silence pesant.
Avec le lever du soleil, le village reprend vie et les habitants se réveillent tous dans leurs demeures. Dans la maison bordant le cimetière puis dans la maison au centre du village, des cris et des pleurs résonnent lorsque les parents découvrent les corps blêmes et sans vie de leurs enfants. Les voisins accourent, alertés qu'ils sont par ce remue-ménage, et découvrent le triste spectacle des mères en pleurs affalées aux pieds des lits de leurs enfants. Les corps des enfants présentent tous les deux des marques aux bras, signes qu'ils ont été fortement retenu pour qu'ils ne puissent se débattre, ainsi que deux petits trous dans leurs cous.
Le prêtre du village est appelé dans chacune des maisons pour rendre les derniers sacrements aux corps inanimés des enfants. Les parents se tiennent droits aux chevets des lits de leurs enfants, les yeux rougis par toutes les larmes versées et celles ne demandant qu'à couler. Le croquemort s'affairent à construire deux cercueils de tailles adaptés aux corps des enfants et les fossoyeurs creusent deux trous pour les y enterrer. Les parents et les villageois sont scandalisés de voir que le prêtre a pris les dispositions afin de procéder avant la fin de la journée aux enterrements mais celui-ci se défend en annonçant à tout bout de champ que c'est l'oeuvre d'une créature du diable et que les corps doivent être mis en terre le plus rapidement pour le salut de l'âme des enfants.
Après une journée où le croquemort, les fossoyeurs et le prêtre ont préparé la mise en terre des deux enfants, l'enterrement va commencer alors que le soleil à déjà commencé sa descente à l'horizon. Le prêtre est en train de prononcer les paroles pour que Dieu acceuille les enfants à ses côtés au paradis alors que le soleil a complètement disparu à l'horizon, faisant place à la nuit. Les deux cercueils, qui avaient déjà été placé dans les trous, commencent à remuer tandis que l'on entend de petits cris qui ressemblent à des pleurs d'enfants mélangés à des grognements animaux. Les deux enfants cognent contre les couvercles de leurs cercueils puis, tout à coup, les couvercles se fissurent puis volent en éclats, laissant apparaît à la vue de tous, les deux enfants, la peau blême, les yeux brillants d'un éclat malsain, et les lèvres retroussés découvrant des canines longues et pointues.
Les deux enfants se lèvent et sautent hors de leurs cercueils et des trous dans lesquels ils reposent et se jettent sur le prêtre, lui attrapent les bras, plantent leurs canines dans ses poignets et le vident de son sang. Tous les villageois qui s'étaient réunis pour l'enterrement fuient le cimetière pour leur salut et se précipitent vers l'église à l'intérieur de laquelle ils se réfugient. Les parents des deux enfants sont bouche-bée en contemplant leurs progéniture tuer le prêtre en le vidant de son sang. Ils les implorent d'arrêter et leur tendent les bras pour les serrer contre leurs coeurs. Les deux enfants, une fois fini leur repas religieux, s'approchent de leurs parents respectifs et se nichent dans les bras qui leur sont tendus avant d'enfoncer leurs canines dans leurs gorges et de les vider de leur sang.
Une fois leur repas terminé, ils laissent les corps sans vie de leurs parents et du prêtre dans les tombes ouvertes qui devaient être leurs dernières demeures et se dirigent vers l'église dont les portes ont été fermé par les villageois.
à suivre.
Posté le 25.05.2008 par blackangel822002
Une jeune femme, aux cheveux aussi noirs que la nuit et au visage aussi pâle que la lune, est assise au milieu d'un cimetière, devant une tombe dont le nom a été effacé par les années écoulées. Ses yeux débordent de larmes de sang qui brillent sous le faible éclat de la lune et des étoiles. Ses larmes ont creusé des sillons, qui s'étendent du coin de ses yeux au bas de ses joues. Son regard est d'une telle tristesse, que l'on en ressent de la peine. Pour quelles raisons est-elle donc venue se réfugier dans ce cimetière devant la tombe d'un inconnu ? Elle paraît si jeune qu'on ne peut croire qu'elle puisse ressentir autant de tristesse. Elle ne doit probablement même pas avoir dû connaître la passion dévorante de l'acte amoureux.
La nuit s'écoule ainsi, la jeune femme pleurant devant la même tombe et le ciel commence à s'éclaircir à l'horizon, signe annonciateur du lever de soleil prochain. Elle se redresse et se rend compte du temps qui s'est écoulé et prend peur en apercevant le ciel prendre une couleur rouge orangée, signe de l'apparition prochaine du soleil. Elle essuie les dernières larmes de sang, qui perlaient sur ses joues, du dos de sa main, puis part si vite du cimetière qu'on pourrait croire qu'elle a disparu. Elle se déplace à une vitesse surhumaine, ne laissant pas la moindre chance à qui que ce soit de l'apercevoir ne serait-ce que le temps de fixer son image sur sa rétine. Elle rejoint une vieille maison abandonnée à l'extrémité de la ville au milieu de laquelle se trouve le cimetière qu'elle vient de quitter. Elle se faufile dans cette maison en passant par la porte d'entrée puis se réfugie à la cave, dans un cercueil en bois, posé sur un tapis rouge.
La journée se passe, le soleil poursuivant sa course au fur et à mesure que les heures s’écoulent, jusqu’à ce que le ciel prenne une teinte orangée alors que le jour va céder la place à la nuit. Avec le coucher de soleil, la jeune femme se réveille de son sommeil journalier et sort du cercueil dans lequel elle était allongée. Elle quitte la cave pour gagner une chambre, au milieu de laquelle trône un grand lit à baldaquin aux soieries violettes, et se dirige vers la grande armoire en bois massif posé contre le mur. Elle l’ouvre et s’empare d’une grande robe noire à dentelles, qui ressemble fortement à une robe que l’on porte lors des enterrements. Elle ôte la robe avec laquelle elle a passé la journée, endormie dans son cercueil, puis revêtit celle qu’elle vient de sortir de l’armoire.
Elle quitte ensuite la chambre et rejoint la porte d’entrée qu’elle franchit et claque derrière elle. La voici dans les rues de la ville où passent des promeneurs qui ne la voient même pas passer tant elle se déplace rapidement et silencieusement. Elle rejoint le même cimetière que la nuit précédente et s’assoit devant la même tombe au nom effacée. Elle fond de nouveau en larmes en la fixant. Pourquoi s’inflige-t-elle autant de souffrance en revenant encore au même endroit que la nuit dernière ? Qui donc est enterré dans cette tombe ? Tant de questions que l’on peut se poser devant cette scène qui se répète depuis des centaines d’années. Oui, cela fait bien des centaines d’années qu’elle passe ses nuits à pleurer sur cette tombe dont on ne peut plus lire le nom.
Posté le 21.05.2008 par blackangel822002
Le soleil se lève sur l'horizon et baigne le monde de sa lumière orangée. Les animaux, par la lumière réveillés, sortent de leur sommeil et se mettent en quête de nourriture. D'autres créatures quant à elle, fuient cette lueur qui leur est mortelle. Un être au visage caché sous une capuche surgit d'une ruelle, se baignant dans la lumière, levant ses mains gantés en l'air. Il penche la tête en arrière pour regarder le ciel. Sa capuche glisse et dévoile un visage pâle, des cheveux long emmêlés et des yeux vide de toute émotion. Il se met à hurler une longue plainte qui s'élève vers le soleil.
- Pourquoi continues-tu à m'ignorer ? Donnes moi la délivrance. Brûle mon corps et libère mon âme de ce monde en putréfaction.
Il baisse la tête et rabat la capuche sur sa tête, cachant à nouveau son visage dans l'ombre, puis marche d'un pas nonchalant vers un parc où se promènent des personnes matinales profitant de ce lever de soleil. Il se glisse sans un bruit, tel un courant d'air, derrière une femme solitaire assise sur un banc. Il se penche sur son épaule, retenant son souffle, puis plonge sa tête contre le cou de la femme et y plante ses canines, le vidant de son sang, sans que personne n'y prête attention. Lorsqu'il a fini de s'abreuver à la gorge de la femme, il abandonne le corps sans vie sur le banc dans la position assise dans laquelle elle était.
Puis il s'éloigne tranquillement, essuyant du revers de sa manche les quelques gouttes de sang perlant sur ses lèvres. Ses pannes le mènent à l'écart du parc, devant une chapelle abandonnée, au coeur de la ville qui s'est agrandi tout autour. Il la contemple quelques instants, les yeux dans le vague, puis s'en approche et en force la porte. Il pénètre en son sein et referme la porte derrière lui avant de s'enfoncer en son coeur. Il s'allonge à même le sol de pierre froide, devant le petit autel de la chapelle, et se laisse aller à ses sombres pensées.
Ses pensées le conduisent à sa vie passée lorsqu'il n'était qu'un simple mortel et qu'il passait ses nuits à errer dans les rues de cette même ville qu'il hante maintenant. Il se rappelle combien il aimait se faire passer pour une créature de la nuit à la recherche de victimes. Ce jeu est devenu une réalité pour lui depuis maintenant une année. Lors de sa mort et de sa renaissance à cette vie immortelle, il s'était fait à l'idée qu'il serait une créature des ténèbres, vivant la nuit et craignant la lumière mortelle du soleil. Par quel miracle, il ne le sait mais ceci est faux car le soleil n'est pas son mortel ennemi.