Sous un soleil de plomb, un homme avance en titubant au milieu d’une rue anormalement déserte en plein milieu de l’après-midi. Cet homme ne cesse de regarder derrière lui vers l’église qui domine le bout de la rue, la peur se lisant dans ses yeux. Mais de quoi a-t-il donc peur ? Une silhouette à l’entrée de l’église fait son apparition, son ombre s’étendant derrière lui sur le sol de pierre. L’homme qui fuit effrayé n’est autre que le prêtre de cette église mais quelle créature peut donc le faire fuir ainsi ce lieu de culte où il prêche la bonne parole ?
La silhouette se détache de l’entrée de l’église et avance maintenant dans la rue, marchant d’un pas sûr, le regard fixé sur le prêtre titubant. C’est lui, le purificateur, qui accomplit la tâche que Dieu lui a confié, et le prêtre est un des renégats qu’il doit punir pour ses pêchés. Le prêtre a volé l’argent des bonnes œuvres qui était destiné aux pauvres de sa paroisse, s’enrichissant sur le dos des nécessiteux, son âme aussi noire que la nuit n’a pas échappé au regard pénétrant du purificateur. Celui-ci tient dans sa main quelque chose de pointu qui brille sous les rayons du soleil, un grand crucifix muni d’une lame bien affûtée.
Le prêtre continue de fuir, regardant toujours par-dessus son épaule si le purificateur le rattrape, et arrive à un croisement, une voiture l’évitant de justesse. Il tourne à gauche dans la rue d’où venait la voiture, marchant au milieu de la route, les quelques voitures qui passent le klaxonnant en faisant des écarts pour l’éviter. Ne voyant plus le purificateur derrière lui après quelques minutes, il se croit sauvé et s’abrite dans une ruelle, essuyant son visage trempé de sueur avec un mouchoir qu’il a sorti de sa poche.
Alors que son mouchoir lui masque les yeux lorsqu’il s’essuie, le purificateur apparaît devant lui, la lame de sa dague en forme de crucifix pointée vers le sol, et il fixe sur lui un regard chargé de mépris. Le prêtre, horrifié par sa vue lorsqu’il a fini de s’essuyer le visage, laisse tombé son mouchoir par terre en poussant un cri de terreur. Il sent son cœur s’emballer, un infarctus pointant le bout de son nez, et il tombe à terre sa main posée sur sa poitrine, ses yeux devenant hagards.
Le purificateur se penche vers lui, posant sa main sur la bouche du prêtre pour l’empêcher de pousser tout cri puis plante sa dague dans son bas ventre avant de remonter jusqu’à sa cage thoracique. Il pose sa dague par terre puis glisse sa main dans la plaie béante, se saisit du cœur du prêtre et le serre fortement jusqu’à ce que plus aucun battement ne se fasse sentir. Il retire ensuite sa main pleine de sang, et se l’essuie avec le mouchoir du prêtre, avant de recouvrir le visage de celui qu’il vient de punir.
Il ramasse sa dague puis s’éloigne de la ruelle et regagne l’église. Une fois dans l’église, il se dirige dans les bureaux du prêtre. Il y trouve un coffre fort qu’il ouvre à l’aide de la clé qui était dans l’un des tiroirs du bureau. Il s’empare de tout l’argent que le coffre contenait et le met dans un sac. Il quitte le bureau puis revient quelques instants plus tard, un cierge allumé dans la main et il boute le feu au bureau avant de le quitter emportant avec lui le sac rempli d’argent. Il met ensuite le feu au reste de l’église et la quitte laissant les flammes la purifier. Il se dirige vers les quartiers pauvres de la ville, où mendient de nombreuses personnes assises à même le sol et leur distribue l’argent qui leur revenait de droit. Il quitte ensuite la ville vers la prochaine destination où il poursuivra sa mission.