Dix-sept années ont passé depuis le jour où l'érudit découvrit le parchemin et depuis ce jour, il a passé chaque journée à lire tout les livres de toutes les bibliothèques du royaume à la recherche du moindre indice pouvant lui permettre de mettre la main sur la fin du parchemin ou sur l'histoire complète qui aurait été recopié dans un livre. Mais en vain, il s'est usé la santé au point où il ne peut plus lire sans une grosse loupe ainsi qu'un éclairage vif. Il est revenu à la bibliothèque où il a trouvé le parchemin et commence à retourner tout les livres les retirant tous de leurs étagères.
C'est alors qu'il était en train de faire ceci qu'une personne vient le prévenir qu'un vieil homme sans âge le demande et que l'homme a été conduit dans un petit salon, le temps que l'érudit arrive. L'érudit quitte à regret la bibliothèque, considérant que c'est pour lui une perte de temps de rencontrer ce vieil homme. En arrivant aux portes du salon qui étaient restés ouvertes, il découvre le vieil homme assis dans un fauteuil en tenant un morceau de parchemin dans la main.
Intrigué, l'érudit le salue et s'assoie dans le fauteuil à côté de celui du vieil homme. Il montre du doigt le morceau de parchemin que tient le vieil homme.
- Qu'est-ce donc que ceci que vous tenez dans la main ?
Le vieil homme esquisse un sourire puis lui tend le morceau de parchemin enroulé en levant les épaules.
- Découvrez le par vous même.
L'érudit, de plus en plus intrigué, arrache presque le parchemin de la main du vieil homme et le déroule sur la petite table devant eux. Mais ayant laissé sa loupe sur une table dans la bibliothèque et ne disposant pas d'assez de lumière, il ne peut lire ce qui est écrit sur le parchemin. Il tourne la tête vers le vieil homme et lui demande de le lire pour lui. Le vieil homme se rapproche donc de la petite table et pose une main de chaque côté du parchemin, toussote un peu pour se dégager la gorge.
- « ... un bûcheron, un tailleur de pierre qui représenteront le peuple ainsi qu'un chevalier et un prêtre du grand Thuratis, Père des dieux. Ainsi accompagné, le jeune homme sera prêt à affronter toutes les épreuves qui se dresseront sur sa route. Il lui faudra aller jusque dans les ruines de Riverouge détruite par l'étoile qui s'y est écrasé et y trouvera le même métal que celui dont est fait l'épée de Lamagma. De ce métal, il devra se faire un bouclier car armé d'un bouclier et d'une épée les plus solides au monde, auxquels il devra fixer le coeur d'une étoile qui lui confèrera le pouvoir de terrasser Hépharès. »
L'érudit fixe le vieil homme et lui saute au cou plein de gratitude pour lui avoir apporté ce qu'il a cherché durant ses dix-sept années. Le vieil homme rit à gorge déployé devant la joie de l'érudit.
- Merci mon dieu, c'est la providence qui vous a mené à moi, comment vous appelez-vous que je puisse remercier dans mes prières celui qui vous a conduit jusqu'à moi avec ceci.
Il fixe le vieil homme, les yeux embués par la joie d'avoir enfin pu lire la fin du parchemin, découvrant ainsi ce qu'il manquait à la légende. Le vieil homme s'arrête de rire, reprend un visage plus sérieux, presque sévère et se tourne vers l'érudit.
- Je me nomme Marbellin, et si je suis venu à vous, c'est pour vous avertir que ce n'est pas une légende. Les faits historiques racontés dans ce parchemin ont réellement eu lieu et Hépharès est bien de retour comme il l'est écrit également. Ce jeune homme dont parle la fin du texte est né à l'instant même où le village de Riverouge a été anéanti par l'étoile qui s'est écrasé sur elle. Je vous demanderais d'éviter de divulger tout ceci à tout le monde car ça ne ferait qu'apeurer le monde entier et cela gênerait la marche que va devoir mener ce jeune homme pour acomplir sa destinée et déterminer quel sera le dénouement de cette prophécie.
L'érudit reste bouche-bée devant ce que vient de lui dire Marbellin, les questions se multipliant dans son esprit sans qu'il n'arrive à les poser tant la surprise est de taille. Il finit par se ressaisir, se lève et se met à tourner dans la salle.
- Vous êtes le Marbellin du parchemin ? Vous avez quel âge si c'est le cas ? Avez-vous trouvé le jeune homme? Savez-vous où git l'épée de Lamagma ? Comment peut-on ne rien dévoiler de ce qui pourrait détruire ce royaume ?
Le vieil homme sourit devant la multitude de question que vient de poser l'érudit puis se lève à son tour et se tourne vers lui.
- Oui je suis bien le même Marbellin, il n'y en a jamais eu d'autres et peu vous importe mon âge. Cela fait dix-sept années que je veille à distance sur lui m'éloignant plus ou moins pendant certains temps suivant les affaires que j'ai à résoudre. Je ne sais que peu de choses quant au lieu où git l'épée de Lamagma, j'étais occupé et n'ai pu suivre le roi Dirnuk lors qu'il fit la guerre à Hépharès mais je peux vous dire qu'elle n'a jamais été retrouvé en mille cinq cent ans. Il en va du bon déroulement de la tâche qui en incombe à ce jeune homme que personne ne soit au courant de ce qui se trâme de l'autre côté de la frontière ni même des actions de ce jeune homme.
L'érudit paraît soudain triste d'avoir passé dix-sept années à chercher ce morceau de parchemin déchiré puis une fois qu'il a mis la main dessus, il apprend qu'il ne doit absolument pas dévoiler ce dont il en retourne et le danger qui menace le royaume. Le vieil homme, voyant son visage, comprend bien ce que peut ressentir l'érudit et lui tapote sur l'épaule pour lui montrer qu'il partage sa peine.
- Je sais ce que ça représente d'avoir gâcher tant d'années pour au final, un résultat qui ne vous satisfait pas mais, je vous promet que, ce sera à vous que je viendrais vous raconter tout ce qui se sera déroulé et à vous seul. Maintenant je dois vous quitter, il est temps pour moi de retourner voir ce jeune homme et de nous mettre en route car un long chemin à parcourir nous attend et il risque de ne pas être de tout repos.
L'érudit redresse la tête pour remercier Marbellin de sa promesse et pour lui dire au revoir mais Marbellin a disparu de la pièce, le laissant seul au milieu des fauteuils et de la petite table.
Désolé si je n'ai rien posté depuis cet article mais j'ai des soucis familiaux et n'arrive donc pas à travailler aux suites de mes textes.
Je serais à tes cotès pour te soutenir mon ange, tu sais que je serais toujours la pour toi.
Je t'aime.