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blackangel822002
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10.01.2008
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Chagrin flambant 3

Publié le 10/07/2008 à 12:00 par blackangel822002
Le jeune homme découvre alors un être baigné par la lumière du soleil, tout de blanc vêtu et muni de grandes ailes, et de son visage illuminé s'échappe un sentiment de paix profonde.

- Dieu m'a chargé de veiller sur toi car il a d'autres projets pour ton avenir. Il m'a d'ailleurs demandé de te faire part d'une mission qu'il veut te confier.

Le jeune homme le regarde, abasourdi par ce qu'il vient d'entendre. Dieu voudrait lui confier une mission et il a un ange gardien pour veiller sur lui. Il se sent quelque peu troublé et sa curiosité le pousse à savoir quel est donc la mission que Dieu voudrait lui confier.

- Quel est donc cette mission ? Qu'adviendra-t-il de moi si je la refuse ? J'ai tué un prêtre, je ne vois pas pourquoi Dieu s'intéresse-t-il tant à moi et pourquoi vous ne m'avez pas laisser périr dans les flammes car c'est le sort que je méritais pour mon crime.

L'ange sourit aux questions du jeune homme puis, le regard plein de bonté, le prend par le bras et ils se mettent à marché le long de la rivière.

- Je ne peux te révéler ta mission tant que tu ne l'as pas accepté mais sache que même si tu venais à refuser, tu n'en serais pas puni. Et l'heure était venue pour le prêtre de quitter ce monde, tu n'as été que la main de Dieu qui est venu le chercher.

Le jeune homme avance aux côtés de l'ange, se remémorant les évenements qui ont eu lieu il y a si peu de temps mais qui lui paraisse si lointain, jusqu'à la mort de sa femme qui lui paraît remonter à une éternité. Il se sent obligé d'accepter la mission que Dieu a à lui confier pour se racheter de ses pêchés. Il lève les yeux au ciel, y regardant les étoiles briller.

- J'accepte cette mission quelqu'elle soit. Je n'ai plus d'autres raisons pour continuer à vivre alors à quoi bon errer seul sans l'amour de ma vie. Que dois-je faire, dites moi ?

Il fixe l'ange dans les yeux, se préparant mentalement autant qu'il le peut à recevoir les instructions de la mission qu'il lui faudra accomplir. L'ange le regarde attentivement. Le jeune homme ressent tout à coup une douleur insupportable dans sa tête, et se penche en avant, les yeux fermés, les mains posées sur ses tempes puis la douleur disparaît aussi soudainement qu'elle est apparue. Il ouvre les yeux et se redresse et découvre qu'en regardant l'ange, il voit une lumière blanche émaner de lui.

- Ta mission sera de purifier les rangs de ceux qui se prétendent les serviteurs de Dieu mais qui ont commis des actes impardonnables. Tu pourras les reconnaître car lorsque tu poseras ton regard sur eux, tu verras en eux une noirceur sans fin alors que ceux qui ont encore l'âme pure brilleront d'une lumière intérieure comme tu peux le voir en me regardant.

Le jeune homme se perd dans la contemplation de cette lumière blanche qui provient de l'intérieur de l'ange se demandant comment était l'âme du prêtre qu'il a tué ainsi que la sienne. Il se demande si ce ne serait pas une punition plutôt qu'une mission car quel homme sain d'esprit pourrait supporter de tuer des personnes de sang froid. Il ferme les yeux ne pouvant supporter plus longtemps la lumière blanche qui provient de l'ange.

- Comment pourrais-je parvenir à accomplir cette mission ? Elle condamnerait mon âme à la damnation éternelle et me rendrais complètement fou. Je ne pourrais pas le supporter. J'étais pris par la tristesse qui remplissait mon coeur et mon âme quand j'ai bouté le feu à l'église mais je ne pourrais le recommencer de sang froid.

L'ange le regarde avec compassion puis lève les yeux au ciel, contemplant la multitude d'étoiles qui l'habitent. Le jeune homme se morfond à l'idée de devoir tuer d'autres personnes et de voir l'âme des personnes si elles sont bonnes ou mauvaises. L'ange, les yeux toujours perdus dans les étoiles, lui répond avec douceur.

- Ne crains pas de tuer ceux dont leur âme est noire car ceci est un geste noble et qui apportera la délivrance à toutes les personnes qui ont souffert où souffrent encore par la faute de ceux que tu dois châtier. Ton âme ne sera pas damnée mais se verra ouvrir les portes du paradis pour y retrouver ta bien aimée lorsque ta mission aura été accompli.

A ces dernières paroles prononcées par l'ange, le jeune homme retrouve le sourire, pensant à sa bien-aimée qu'il pourra rejoindre au paradis, ainsi qu'à l'idée d'apaiser les souffrances de toutes les victimes de ses êtres aux âmes noires. C'est rempli d'une force nouvelle que le jeune homme lève les yeux aux ciels et contemple la lumière des étoiles. L'ange, ayant accompli sa mission pour le moment, s'envole vers les étoiles laissant le jeune homme seul, lâchant quelques mots à celui-ci alors qu'il s'élève dans l'immensité du ciel nocturne.

- Je veillerais sur toi de là-haut comme je l'ai toujours fait depuis ta naissance. Si tu as besoin de mes conseils, appelle moi et j'apparaitrais. Mon nom est Justice.


La malédiction fin

Publié le 29/06/2008 à 12:00 par blackangel822002
Lorsqu'ils arrivent devant les portes de l'église, un être, aux habits sombres, les rejoint et leur sourit avant de tendre l'oreille pour percevoir la peur qui a gagné les habitants. Il demande aux deux enfants de s'écarter un peu puis en projetant son énergie sur les portes, il les fait exploser en mille morceaux, des éclats se plantant dans les corps des villageois qui étaient collés à l'entrée de l'église. Les deux enfants exités par le sang perlant des plaies des villageois se languissent d'entrer dans l'église pour se repaître de leur sang mais ils attendent l'autorisation de celui qui est leur maître.
Ce dernier s'avance au milieu de cette forêt de corps transpirant la peur et le sang chaud. Il remplit ses narines de ce parfum qui lui est si délicieux et saisit une jeune femme à la gorge la soulève puis la vide de son sang qui coule à torrent dans sa gorge. Il jette le corps sans vie contre l'effigie de la vierge Marie qui orne l'une des cavités de l'église puis se dirige vers un groupe de personnes aux cheveux gris-blanc et se déchaîne avec une telle violence qu'il réduit leurs corps en lambeaux, leur sang ne l'intéressant pas. Les deux enfants attendent toujours à l'entrée de l'église, contemplant avec envie le spectacle qui s'offre à eux. Leur maître s'acharne sur tout les villageois qui s'étaient réfugiés dans l'église les vidant de leur sang ou les déchiquetant en lambeaux puis, une fois son forfait terminé, s'approche des deux enfants et leur annonce qu'ils vont bientôt avoir des frères et soeurs. En attendant que leur nouvelle famille se réveille, leur maître les conduit dans sa crypte et les allonge dans un cercueil en pierre.
Le lendemain soir, lorsque les deux enfants se réveillent et découvrent le couvercle de leur cercueil ouvert. Ils en sortent et quittent la crypte où leur maître les avait conduit avant le lever du soleil. En arrivant à l'extérieur, ils découvrent que tout les villageois qui ont été vidé de leur sang par leur maître ou par eux-mêmes sont debout et errent tels les goules qu'ils sont devenus, se battant les uns contre les autres, affamés qu'ils sont, prêts à s'entredévorer. Leur maître apparaît et toutes les goules s'agenouillent, les yeux fixant le sol, tant la crainte et la vénération qu'il leur inspire est grande. Il regarde ses deux enfants, le regard chaleureux, puis esquisse un sourire dévoilant ses longues canines. Le village leur appartient dorénavant, maudit et abandonnée aux créatures damnées, lieu qui sera la tombe de toutes les âmes errantes qui auront le malheur d'y pénétrer lorsque le soleil se couchera à l'horizon.

Chagrin flambant 2

Publié le 29/06/2008 à 12:00 par blackangel822002
Le jeune homme se rassoit à l'orgue et se remet à jouer la même mélodie, toujours aussi triste, alors que les flammes ont atteint une température telle qu'elles font exploser les vitraux. Alors qu'il paraît perdu, les flammes l'ayant entièrement encerclé et commençant à lêcher l'orgue, il sent une présence qui lui est familière à ses côtés. Il tourne la tête et, les yeux remplis de larmes, aperçoit la silhouette de sa femme décédée la nuit précédente qui brille d'une aura blanche. Il tend les mains pour la toucher, et ne sent que le vide et la chaleur du brasier dévorant l'église. Son esprit endormi par la fumée, il ne comprend pas pourquoi il n'a pû ainsi la toucher ni pour quelle raison elle était environné d'une aura blanche.
Pourtant elle lui parle et lui sourit, le fixant de ses yeux qui l'ont toujours fait craqué. Elle l'implore de quitter cette église avant qu'il ne périsse car son heure n'est pas encore venue de la rejoindre de l'autre côté de la lumière. Il refuse de quitter l'église car il n'a plus aucune raison de continuer à vivre sans elle. Il se lève et se tourne vers le lieu où le corps du prêtre gisait inanimé avant d'être rongé par les flammes et ne voit plus qu'une forme sombre à travers les flammes.
Il se tourne vers l'effigie du christ crucifié qui trônait derrière l'autel et aperçoit des larmes de sang sur ses joues et n'a pourtant pas brûlé malgré le fait qu'elle soit toute de bois faite. Quel est ce mystère ? Pourquoi l'effigie n'a-t-elle pas brûlée et pourquoi pleure-t-elle des larmes de sang ? Horrifié par le doute qui s'est infiltré dans son esprit comme quoi Dieu pourrait bien exister ainsi que le paradis et l'enfer et que ses actes le condamnerait à l'enfer loin de sa bien-aimée qui elle doit être au paradis, il s'effondre à genou, les yeux braqués sur l'effigie du christ, la silhouette de sa femme brillant de son aura derrière lui et il se perd en excuses, demandant pardon pour ses pêchés, pour le meurtre du prêtre et la destruction par les flammes de ce lieu de culte.
La silhouette de sa femme devient floue et disparaît laissant sa place à une silhouette, toute de noire vêtue dont seuls deux yeux brillants sont visibles dans l'ombre de la capuche qui recouvre sa tête. Le jeune homme rampe, effrayé par cette apparition, et tente de s'en éloigner le plus possible. Les flammes lèchent maintenant ses mains et embrasent ses habits, un cri de terreur jaillissant de sa gorge lorsqu'il se rend compte qu'il va brûler vif. La silhouette sombre s'approche de lui, le saisit par les épaules et le soulève, le sortant des flammes dans lesquelles il venait de pénétrer. Elle éteind ensuite celles qui rongeaient ses habits puis la silhouette disparaît de l'église en emportant avec lui l'homme.
Ils apparaissent au bord d'une rivière qui s'écoule joyeusement sous la lumière des étoiles et de la lune qui brillent haut dans le ciel. La silhouette encapuchonnée plonge le jeune homme dans l'eau fraîche de la rivière pour apaiser la douleur de ses membres brûlés. L'homme ressort de l'eau et toutes les marques de brûlures qui recouvraient ses bras et ses mains ont disparu, comme par miracle. L'homme n'en revient pas et regarde d'un air interrogateur la silhouette encapuchonné. Celle-ci se rapproche de lui, porte les mains à sa capuche et la fait glisser puis retire complètement sa bure noire.

Chagrin flambant

Publié le 17/06/2008 à 12:00 par blackangel822002
Anéanti par le chagrin, un jeune homme erre de rue en rue, les yeux noyés sous les larmes, son coeur enveloppé dans un écrin de douleur. Il a perdu le seul être au monde qui comptait encore pour lui, sa femme qu'il venait d'épouser la semaine passée a quitté le monde des vivants la nuit précédente, fauchée par une rupture d'anévrisme alors qu'elle n'avait pas encore 25 ans.
Désespéré qu'il était en la voyant ne pas se réveiller au matin en ne sentant plus son pouls ni le moindre souffle d'air s'échapper de sa bouche, il a appelé les secours qui ont emporté le corps après l'avoir enveloppé dans un sac. Il suivit les secours et monta dans leur véhicule, refusant de rester chez lui, là où elle était morte dans la sécurité de leur chambre. Il passa la journée assis sur une chaise dans le couloir de l'hôpital, le regard plein de détresse mais nul personne ne vint le voir pour lui dire quelques mots réconfortants. Lorsque la nuit tomba, il se fit chasser de l'hôpital et se retrouva devant les portes closes, sans aucun moyen de locomotion, les poches vides et commença son errance.
C'est ainsi qu'il se retrouve, après quelques heures à avancer sans but, devant les portes ouvertes d'une église où il pénètre, se faisant envelopper par l'odeur d'encens, de cire fondue et par la froideur des lieux. Il avance vers le fond de l'église, là où trône l'autel sur lequel brûle constamment deux énormes cierges, puis lève les yeux vers le christ sur la croix fixé au mur. Il se met à parler à l'effigie du christ crucifié :

« Comme toi, j'ai été abandonné par Dieu, et je me retrouve seul dans le chagrin et la douleur. Il a emporté la personne pour laquelle je vouais un amour sans limites. Je me sens trahi par lui comme tu fus trahi par Judas. Je me sens crucifié sur la croix comme tu l'es et ressent une douleur au coeur comme si l'on me plantait en plein coeur une lance comme celle qui t'a achevé. »

Après avoir prononcé ses paroles, il s'approche de l'autel, s'empare de l'un des grands cierges puis boute le feu à toutes les draperies et les tapisseries qui recouvrent ci et là les murs et les colonnes de l'église. Tandis que le feu se répand dans l'église, il rejoint l'orgue installé sur le côté et s'y asseoit avant de se mettre à jouer la marche funèbre. Le prêtre de cette paroisse, qui était plongé en pleine lecture de l'ancien testament, entend la musique provenant de l'orgue et se lève pour aller voir qui c'est permis de jouer de cet instrument dont l'usage est réservé aux messes et autres cérémonies. En ouvrant la porte de son bureau, il se trouve face à un tel brasier qu'il croit être devant la bouche de l'enfer. Il se cache la bouche et le nez avec sa manche puis se précipite vers l'homme assis à l'orgue pour le faire sortir avant qu'il ne soit brûlé vif dans ce brasier. Le jeune homme repousse le prêtre avec une telle violence qu'il le fait tomber dans les flammes qui étaient en train de dévorer l'autel, le condamnant à une mort douloureuse car la tête du prêtre a heurté avec force le sol de pierre le laissant inanimé.

La malédiction

Publié le 17/06/2008 à 12:00 par blackangel822002
Minuit sonne au clocher alors que tout le village, ou presque, est endormi. Dans le ciel, très peu d'étoiles sont visibles et la lune est pleine et d'une teinte rousse. Un hurlement lugubre vient troubler le silence de mort qui règne en ces lieux depuis que le soleil a disparu à l'horizon. Quelques instants après l'hurlement qui s'est élevé au dessus du village, un cri de terreur surgit d'une des maisons bordant le cimetière puis tout redevient aussi silencieux qu'auparavant. Une heure interminable s'écoule puis le hurlement lugubre se fait à nouveau entendre, dans une maison au centre du village, suivi quelques instants plus tard autre cri de terreur. Le restant de la nuit file sans qu'aucun cri ou hurlement ne trouble le silence pesant.
Avec le lever du soleil, le village reprend vie et les habitants se réveillent tous dans leurs demeures. Dans la maison bordant le cimetière puis dans la maison au centre du village, des cris et des pleurs résonnent lorsque les parents découvrent les corps blêmes et sans vie de leurs enfants. Les voisins accourent, alertés qu'ils sont par ce remue-ménage, et découvrent le triste spectacle des mères en pleurs affalées aux pieds des lits de leurs enfants. Les corps des enfants présentent tous les deux des marques aux bras, signes qu'ils ont été fortement retenu pour qu'ils ne puissent se débattre, ainsi que deux petits trous dans leurs cous.
Le prêtre du village est appelé dans chacune des maisons pour rendre les derniers sacrements aux corps inanimés des enfants. Les parents se tiennent droits aux chevets des lits de leurs enfants, les yeux rougis par toutes les larmes versées et celles ne demandant qu'à couler. Le croquemort s'affairent à construire deux cercueils de tailles adaptés aux corps des enfants et les fossoyeurs creusent deux trous pour les y enterrer. Les parents et les villageois sont scandalisés de voir que le prêtre a pris les dispositions afin de procéder avant la fin de la journée aux enterrements mais celui-ci se défend en annonçant à tout bout de champ que c'est l'oeuvre d'une créature du diable et que les corps doivent être mis en terre le plus rapidement pour le salut de l'âme des enfants.
Après une journée où le croquemort, les fossoyeurs et le prêtre ont préparé la mise en terre des deux enfants, l'enterrement va commencer alors que le soleil à déjà commencé sa descente à l'horizon. Le prêtre est en train de prononcer les paroles pour que Dieu acceuille les enfants à ses côtés au paradis alors que le soleil a complètement disparu à l'horizon, faisant place à la nuit. Les deux cercueils, qui avaient déjà été placé dans les trous, commencent à remuer tandis que l'on entend de petits cris qui ressemblent à des pleurs d'enfants mélangés à des grognements animaux. Les deux enfants cognent contre les couvercles de leurs cercueils puis, tout à coup, les couvercles se fissurent puis volent en éclats, laissant apparaît à la vue de tous, les deux enfants, la peau blême, les yeux brillants d'un éclat malsain, et les lèvres retroussés découvrant des canines longues et pointues.
Les deux enfants se lèvent et sautent hors de leurs cercueils et des trous dans lesquels ils reposent et se jettent sur le prêtre, lui attrapent les bras, plantent leurs canines dans ses poignets et le vident de son sang. Tous les villageois qui s'étaient réunis pour l'enterrement fuient le cimetière pour leur salut et se précipitent vers l'église à l'intérieur de laquelle ils se réfugient. Les parents des deux enfants sont bouche-bée en contemplant leurs progéniture tuer le prêtre en le vidant de son sang. Ils les implorent d'arrêter et leur tendent les bras pour les serrer contre leurs coeurs. Les deux enfants, une fois fini leur repas religieux, s'approchent de leurs parents respectifs et se nichent dans les bras qui leur sont tendus avant d'enfoncer leurs canines dans leurs gorges et de les vider de leur sang.
Une fois leur repas terminé, ils laissent les corps sans vie de leurs parents et du prêtre dans les tombes ouvertes qui devaient être leurs dernières demeures et se dirigent vers l'église dont les portes ont été fermé par les villageois.

à suivre.

La pleureuse nocturne

Publié le 25/05/2008 à 12:00 par blackangel822002
Une jeune femme, aux cheveux aussi noirs que la nuit et au visage aussi pâle que la lune, est assise au milieu d'un cimetière, devant une tombe dont le nom a été effacé par les années écoulées. Ses yeux débordent de larmes de sang qui brillent sous le faible éclat de la lune et des étoiles. Ses larmes ont creusé des sillons, qui s'étendent du coin de ses yeux au bas de ses joues. Son regard est d'une telle tristesse, que l'on en ressent de la peine. Pour quelles raisons est-elle donc venue se réfugier dans ce cimetière devant la tombe d'un inconnu ? Elle paraît si jeune qu'on ne peut croire qu'elle puisse ressentir autant de tristesse. Elle ne doit probablement même pas avoir dû connaître la passion dévorante de l'acte amoureux.
La nuit s'écoule ainsi, la jeune femme pleurant devant la même tombe et le ciel commence à s'éclaircir à l'horizon, signe annonciateur du lever de soleil prochain. Elle se redresse et se rend compte du temps qui s'est écoulé et prend peur en apercevant le ciel prendre une couleur rouge orangée, signe de l'apparition prochaine du soleil. Elle essuie les dernières larmes de sang, qui perlaient sur ses joues, du dos de sa main, puis part si vite du cimetière qu'on pourrait croire qu'elle a disparu. Elle se déplace à une vitesse surhumaine, ne laissant pas la moindre chance à qui que ce soit de l'apercevoir ne serait-ce que le temps de fixer son image sur sa rétine. Elle rejoint une vieille maison abandonnée à l'extrémité de la ville au milieu de laquelle se trouve le cimetière qu'elle vient de quitter. Elle se faufile dans cette maison en passant par la porte d'entrée puis se réfugie à la cave, dans un cercueil en bois, posé sur un tapis rouge.
La journée se passe, le soleil poursuivant sa course au fur et à mesure que les heures s’écoulent, jusqu’à ce que le ciel prenne une teinte orangée alors que le jour va céder la place à la nuit. Avec le coucher de soleil, la jeune femme se réveille de son sommeil journalier et sort du cercueil dans lequel elle était allongée. Elle quitte la cave pour gagner une chambre, au milieu de laquelle trône un grand lit à baldaquin aux soieries violettes, et se dirige vers la grande armoire en bois massif posé contre le mur. Elle l’ouvre et s’empare d’une grande robe noire à dentelles, qui ressemble fortement à une robe que l’on porte lors des enterrements. Elle ôte la robe avec laquelle elle a passé la journée, endormie dans son cercueil, puis revêtit celle qu’elle vient de sortir de l’armoire.
Elle quitte ensuite la chambre et rejoint la porte d’entrée qu’elle franchit et claque derrière elle. La voici dans les rues de la ville où passent des promeneurs qui ne la voient même pas passer tant elle se déplace rapidement et silencieusement. Elle rejoint le même cimetière que la nuit précédente et s’assoit devant la même tombe au nom effacée. Elle fond de nouveau en larmes en la fixant. Pourquoi s’inflige-t-elle autant de souffrance en revenant encore au même endroit que la nuit dernière ? Qui donc est enterré dans cette tombe ? Tant de questions que l’on peut se poser devant cette scène qui se répète depuis des centaines d’années. Oui, cela fait bien des centaines d’années qu’elle passe ses nuits à pleurer sur cette tombe dont on ne peut plus lire le nom.

Celui qui ne craint pas le soleil

Publié le 21/05/2008 à 12:00 par blackangel822002
Le soleil se lève sur l'horizon et baigne le monde de sa lumière orangée. Les animaux, par la lumière réveillés, sortent de leur sommeil et se mettent en quête de nourriture. D'autres créatures quant à elle, fuient cette lueur qui leur est mortelle. Un être au visage caché sous une capuche surgit d'une ruelle, se baignant dans la lumière, levant ses mains gantés en l'air. Il penche la tête en arrière pour regarder le ciel. Sa capuche glisse et dévoile un visage pâle, des cheveux long emmêlés et des yeux vide de toute émotion. Il se met à hurler une longue plainte qui s'élève vers le soleil.

- Pourquoi continues-tu à m'ignorer ? Donnes moi la délivrance. Brûle mon corps et libère mon âme de ce monde en putréfaction.

Il baisse la tête et rabat la capuche sur sa tête, cachant à nouveau son visage dans l'ombre, puis marche d'un pas nonchalant vers un parc où se promènent des personnes matinales profitant de ce lever de soleil. Il se glisse sans un bruit, tel un courant d'air, derrière une femme solitaire assise sur un banc. Il se penche sur son épaule, retenant son souffle, puis plonge sa tête contre le cou de la femme et y plante ses canines, le vidant de son sang, sans que personne n'y prête attention. Lorsqu'il a fini de s'abreuver à la gorge de la femme, il abandonne le corps sans vie sur le banc dans la position assise dans laquelle elle était.
Puis il s'éloigne tranquillement, essuyant du revers de sa manche les quelques gouttes de sang perlant sur ses lèvres. Ses pannes le mènent à l'écart du parc, devant une chapelle abandonnée, au coeur de la ville qui s'est agrandi tout autour. Il la contemple quelques instants, les yeux dans le vague, puis s'en approche et en force la porte. Il pénètre en son sein et referme la porte derrière lui avant de s'enfoncer en son coeur. Il s'allonge à même le sol de pierre froide, devant le petit autel de la chapelle, et se laisse aller à ses sombres pensées.
Ses pensées le conduisent à sa vie passée lorsqu'il n'était qu'un simple mortel et qu'il passait ses nuits à errer dans les rues de cette même ville qu'il hante maintenant. Il se rappelle combien il aimait se faire passer pour une créature de la nuit à la recherche de victimes. Ce jeu est devenu une réalité pour lui depuis maintenant une année. Lors de sa mort et de sa renaissance à cette vie immortelle, il s'était fait à l'idée qu'il serait une créature des ténèbres, vivant la nuit et craignant la lumière mortelle du soleil. Par quel miracle, il ne le sait mais ceci est faux car le soleil n'est pas son mortel ennemi.

De la lumière aux ténèbres, mon recueil

Publié le 28/04/2008 à 12:00 par blackangel822002
Voila après un travail d'un mois avec le directeur d'une maison d'édition :

La Plume noire

Mon recueil "De la lumière aux ténèbres" voit le jour.



Quatrième de couverture :
"Commencez votre chemin dans la lumière que vous traversez en suivant le funeste messager accomplissant sa tâche auprès des âmes des défunts ainsi qu'en voyant sa renaissance. Voyez la lumière s'éloigner avec la déchéance d'un ange et découvrez la punition de l'ange déchu, condamné à vivre éternellement au milieu des humains qui disparaissent tous, le condamnant à la solitude. Découvrez les ténèbres en suivant les choix de mortels qui ouvrent leurs bras à la promesse de la vie éternelle en s'offrant à des vampires qui font d'eux des créatures des ténèbres. Voyez que l'enfant des ténèbres, fils des siècles, peut ressentir la tristesse et la solitude."

Vous pouvez l'acheter à cet endroit : lulu.com

La renaissance du messager 2

Publié le 11/04/2008 à 12:00 par blackangel822002
L'héritage

Rassuré par les rayons du soleil, qui à travers les carreaux, lui chauffaient le visage, il se laissait aller à un bref moment de bien-être et ferma les yeux se laissant baigner par cette douce et chaleureuse lumière. Quelle erreur n'avait-il pas fait là de fermer les yeux car les visages des défunts vus dans ses rêves lui apparurent, accompagnés d'une voix faible lui annonçant que c'était là son héritage. Il rouvrit les yeux aussitôt, les derniers mots prononcés par cette voix résonnant encore dans sa tête.

- Que voulait donc me dire cette voix par mon héritage ? Je ne pourrais pas passer la vie sans dormir craignant ses rêves remplis des visages de ses défunts.

Il en était arrivé à exprimer ses pensées à voix haute sans s'en rendre compte, tant son épuisement était grand. Il sortit une bouteille de cognac du buffet sous l'évier, la déboucha et but, à même le goulot, de longues gorgées lui brûlant la gorge tant l'alcool était fort. Après avoir vidé une bonne partie de la bouteille et l'avoir remise à sa place, il se mit à faire les cent pas, arpentant la pièce en long, en large et en travers pour ne pas se laisser submerger par l'envie de dormir. Il était incapable de réfléchir de manière sensée et préférait compter le nombre de pas qu'il faisait, les heures s'écoulant trop vite à son goût si craintif qu'il était de voir la nuit tomber.
Il était tellement épuisé qu'il trébucha et s'assoma sur le coin de l'évier qui lui ouvrit le cuir chevelu, son sang s'échappant par cette plaie. Inanimé qu'il était à même le sol, les défunts et la voix refirent leur apparition sans qu'il ne puisse leur échapper. Les visages des défunts étaient paisibles et la voix remplie de douceur avec une petite pointe de tristesse.
Les défunts lui tendaient les bras, l'invitant à les suivre tandis que la voix lui racontait qui elle était, quelle héritage elle lui laissait et la tâche qui lui incomberait. Cette tâche ne lui fût pas encore révélé mais la voix lui répétait que le moment était venu pour elle de repartir d'où elle venait maintenant qu'elle avait trouvé son successeur et que son heure arrivait pour lui de prendre la place et les fonctions pour lesquelles il avait été élu.
L'homme était toujours inanimé, son sang s'étant répandu en une grande flaque dans laquelle baignait son corps. Son coeur ralentissait fortement ayant de moins en moins de sang à pomper, la vie ayant presque quitté son corps. Les défunts disparurent et la voix lança un long adieu qui résonnait alors qu'elle avait disparu et que le coeur de l'homme s'arrêtait de battre.

La renaissance du messager

Publié le 10/04/2008 à 12:00 par blackangel822002
Hantise

Le soleil se levait sur une bâtisse délabrée, perdue en plein milieu d'une campagne où toute vie semblait figée depuis la nuit tombée. A la seule fenêtre sans volets de cette bâtisse, on apercevait une fragile flamme d'une bougie, ayant luttée toute la nuit durant contre l'obscurité sans fin. Seule attache pour le regard de l'homme allongé sur le lit dans le coin de l'unique pièce de cette habitation, il avait passé la nuit, les yeux rivés sur cette timide flamme dansante. Sous ses yeux, de sombres cernes étaient là pour montrer sa fatigue, lui qui luttait jour et nuit contre le sommeil, pour échapper aux rêves qui le hantaient et l'avaient conduit à cet état proche de la folie.
Dans ses rêves qu'il fuyait, il était pourvu d'ailes noires et accompagnait les âmes des défunts de l'autre côté en traversant une douce lumière, le noyant sous un chagrin de plus en plus pesant. Depuis des jours et des jours, il ne pouvait même plus fermer les yeux, les visages des défunts qu'il avait vu dans ses rêves lui apparaissant parfaitement détaillés.
Il avait fuit la ville où il habitait pour se réfugier en ces lieux reculés, car il voyait des personnes que nul autre ne voyait. Son reflet dans les miroirs, ou toute autre surface réfléchissante, lui était étranger et pourvu d'ailes noires. Il avait cherché des réponses à tout ceci auprès des médecins, passant des batteries d'examens sans résultat, puis s'était tourné vers des mediums qui lui sucèrent son argent pour au final lui dire qu'un esprit s'était attaché à lui. Ils ne lui donnèrent aucun moyen de se débarasser de cet esprit alors il se mit à prier pour que son âme soit sauvée et qu'il puisse reprendre sa vie normalement. Il alla jusqu'à demander à un prêtre de pratiquer un exorcisme sur lui mais le prêtre ne put rien faire étant donné que cet esprit n'était nullement démoniaque, bien au contraire, c'était un esprit angélique.C'était ainsi que, désespéré, il en avait fini par lutter contre le sommeil pour ne plus revoir ces visages dans ses rêves.
Le soleil continuait sa montée vers son zénith lorsque la bougie s'éteignit, ne laissant que de grandes mares de cire sur la tablette où elle était posée. L'homme paniqué par la disparition de la flamme qu'il fixait les yeux hagards, n'avait pas remarqué la lumière qui provenait de l'extérieur avant d'arriver devant la fenêtre où il se figea, soulagé d'avoir résisté une nuit de plus à l'appel du sommeil.

A suivre ...